Coronavirus, tousse pas à ma porte

Je me suis levé hier en me disant “tiens t’aurais bien besoin de vacances, John Beck”. Ayant une furieuse envie de sushis, j’appelle en ni une ni deux (ni trois d’ailleurs, ce serait beaucoup trop) mon livreur de sushis préféré.

Une boîte de 12 makis plus tard, j’ai encore faim c’est normal, ça cale que dalle ces merdes. Et je me dis:

– “tiens, et si on partait en vacances en Asie”.  

Bien que je ne puisse saquer cette culture, je suis curieux et je déteste brider mon ouverture d’esprit. 

J’en parle à un ami, il me dit “na na ni, na na na” oui, il a un langage peu développé. Donc je reprends. Pouf pouf, comme disait Desproges.

– “Na na ni, na na na, tu peux pas, y’a le coronavirus”.

Moi, surpris, je fais la même blague que Jean-Kevin le Beauf : “depuis quand la bière Corona peut rendre malade? ”

Qu’est-ce qui est jaune et qui attend? Les milliers de chinois confinés chez eux qui préféreraient se tuer à la tâche 20 heures par jour plutôt que de tuer le temps à ne rien faire, et à supporter non pas un contremaître dopé au capitalisme, mais une famille ignare et un gouvernement ignoble.

Quelques jours passent et je me dis que ce serait sympa de se faire un week-end en Italie, puisque je ne peux pas aller en Asie. Il paraît que la Lombardie est magnifique en cette saison.

J’en parle à mon pote, il me dit:  “Na na ni, na na na, je ne sais pas quoi, tu ne lis jamais les journaux John Beck, y’a le Coronavirus”.

Je me dis qu’il commence à me faire chier ce Coronavirus. C’est qui cette rockstar qui fait s’agiter les foules ?

Après une tournée mondiale, le Coronavirus est bientôt dans ta ville. Ceci n’est pas un message du ministère de la Santé.

On rentrait alors dans une psychose qu’Hitchcock réprimanderait. En une journée, je me lavais plus souvent les mains qu’une pute ne se nettoie la chatte. Je pensais alors à ce jeune puceau qui devait avoir des branlettes plus propres et plus stériles qu’un hypocondriaque hémiplégique.

Dans une envolée contestataire, je me suis dit que si on me demandait un examen lévro-oral à but hédoniste ce soir, je répondrais :

– “Je ne peux pas te faire de cuni, j’ai Coronavirus. Et je suis juif”. Ceci est un combo des meilleures excuses pour éviter la persécution.

On dit que l’économie est en berne? Je sais comment la relancer. Chaque pays infecté devrait construire un musée du Coronavirus. On pourrait inventer un porte-clé souvenir, la forme du virus s’y prête bien et cela ferait un tabac auprès des touristes chinois. Changeons nos photos Facebook pour y faire figurer “Je suis Coronavirus”.

Cyril Hanouna a déjà rebondi, lui, et proposera dès lundi une nouvelle émission: tousse pas à ma porte. Irrévocable amateur de bons crus, je vous propose un article de blog sur mon blog : cinq vins à déguster en attendant le virus. Bref, vous l’aurez compris, le Coronavirus est une menace qui inquiète puisqu’elle n’a pas été revendiquée par l’Etat Islamique.

Après t’entends à la télé un épidémiologiste, c’est-à-dire un homme aux lunettes très rondes avec des propos très carré. Donc ce mec disait que les noirs, en Afrique de préférence, ne sont pas touchés. Même le virus est raciste.